Internet par satellite fonctionne avec une antenne installée chez vous qui échange des données avec des satellites, lesquels relaient vers des stations au sol reliées au réseau Internet classique. Aucune ligne téléphonique ni fibre n’est nécessaire : c’est la solution des zones que les réseaux terrestres n’atteignent pas.
Longtemps lent et cher, l’Internet par satellite a changé de visage avec les constellations en orbite basse comme Starlink. Mais il reste un complément : les câbles transportent toujours environ 99 % du trafic mondial.
Deux grandes familles : géostationnaire et orbite basse #
| Critère | Satellite géostationnaire | Constellation basse orbite (type Starlink) | Fibre (repère) |
|---|---|---|---|
| Altitude | ≈ 36 000 km | ≈ 550 km | — |
| Nombre de satellites | 1 seul suffit pour une zone | Des milliers en mouvement | — |
| Latence (temps de réponse) | ≈ 600 ms : pénible en visio et en jeu | ≈ 20-40 ms : confortable | ≈ 5-20 ms |
| Débit constaté | Quelques dizaines de Mbit/s | ≈ 100-200 Mbit/s en moyenne | Jusqu’à 1 Gbit/s et plus |
Le géostationnaire tourne à la vitesse exacte de la Terre et semble immobile dans le ciel : une parabole fixe suffit, mais le signal fait 72 000 km aller-retour, d’où le retard. Les constellations basses, elles, font défiler des milliers de satellites : l’antenne, motorisée et « intelligente », bascule de l’un à l’autre sans coupure.
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Starlink et les autres, en chiffres #
Mi-2026, Starlink (SpaceX) compte environ 10 800 satellites actifs en orbite — de loin la plus grande constellation. En France, ses offres résidentielles vont d’environ 35 à 65 € par mois selon le débit (100 à 400 Mbit/s), plus l’achat du kit antenne ; les utilisateurs constatent en moyenne autour de 125 Mbit/s (chiffres juillet 2026). Face à lui : Eutelsat-OneWeb (européen, orienté entreprises), Amazon avec sa constellation Kuiper en déploiement, et les acteurs géostationnaires historiques.
Pour qui c’est vraiment utile ? #
Pour les habitations en zone blanche sans fibre ni bonne 4G, les campings-cars et bateaux, les chantiers isolés, et comme secours en cas de catastrophe qui coupe les réseaux terrestres. Si la fibre passe devant chez vous, elle restera moins chère, plus rapide et plus stable : le satellite n’est pas un concurrent de la fibre, c’est son filet de sécurité.
Pour le géostationnaire, oui. Pour les constellations basses, c’est une antenne plate motorisée fournie dans le kit, à poser avec une vue dégagée du ciel — un arbre ou un mur dans l’axe dégrade fortement le service.
Globalement oui, mais les très fortes pluies ou la neige collée sur l’antenne peuvent dégrader ou couper brièvement le signal. C’est physique : les fréquences utilisées traversent mal les gros nuages chargés d’eau. Non. Il faut un abonnement et un équipement. Méfiez-vous des pages qui promettent le contraire : au mieux du bricolage inutilisable, au pire une arnaque.
Parce que des milliers de satellites brillants laissent des traînées sur les images des télescopes et encombrent l’orbite basse. Les opérateurs ont réduit la brillance de leurs satellites, mais le débat scientifique et réglementaire reste ouvert.
Faut-il une parabole classique ?
Ça marche par mauvais temps ?
Peut-on avoir Internet par satellite gratuitement ?
Pourquoi les astronomes se plaignent-ils des constellations ?